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Veni, vidi, vici
L’Italie a remporté le 36e Festival Espoirs de Toulon et du Var. Et ce titre, leur premier, n’est pas immérité. Les meilleurs ont gagné la finale. Les meilleurs sur ce match. Pas forcément les meilleurs sur l’ensemble du tournoi. Mais jeudi soir, les Chiliens, si séduisants tout au long de la compétition, n’ont pas trouvé de solutions. Face aux Italiens. Et face à la pluie.
Les Sud-américains sont restés fidèles à leurs principes. Jeu court, passes et dribbles. Mais sur cette pelouse détrempée, était-ce la meilleure chose à faire ? Les deux équipes ont produit du jeu. Mais au final, les Italiens, au style plus direct, se sont créées les occasions les plus franches et ont inscrit le seul but de la rencontre à la 70e minute. Dessena, sur la droite, adresse une passe dans la profondeur pour Osvaldo qui plonge et tacle la balle. Toselli est battu. 1-0 pour la Squadretta.
Le niveau technique proposé par les 22 acteurs était excellent. Mais sur ce terrain gorgé d’eau, les glissades succédaient inévitablement aux pertes de balles. Ce n’était pas forcément pour déplaire aux spectateurs car chaque ballon cafouillé par la défense ou chaque relance ralentie par la pelouse noyée devenaient presque une occasion de but. A la fin du match, les Chiliens attaquaient à tout va. Ils auraient pu s’offrir une séance de tirs aux buts comme les Italiens auraient pu tuer le match. On en est resté là.
Un peu plus émoussés physiquement, les Chiliens ont peut-être aussi payé de n’être venu qu’à 19 joueurs. Avec trois suspendus et un blessé pour la finale, Marcelo Bielsa n’a pu couché que 15 noms sur la feuille de match. Fuenzalida, attaquant de métier, a joué hier soir latéral droit. Quand en face, Pierluigi Casiraghi disposait d’un effectif au complet et se permettait de laisser Abate, Lanzafame et Dessena sur le banc.
La rencontre a été agréable, spectaculaire mais la pluie a laissé sur Mayol un goût un peu amer. Qu’aurait fait la Roja sur terrain sec ? En demi-finale, Arbaca a évoqué la grâce de Dieu pour expliquer la qualification des siens. Hier soir, les bons dieux n’étaient pas Chiliens. Dans les arrêts de jeu, la frappe de Morales s’écrasait sur le poteau droit. Le miracle n’a pas eu lieu.